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IA et Ethique


IA et Ethique
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L’IA a cette caractéristique d’être présent dans tous les secteurs, sur tous les sujets, dans tous les esprits, et bouscule  nos conventions, philosophies et modes de gouvernances. Le corollaire de cette omniprésence est la question centrale de son universalité : Universalité de compréhension, qui générera l’universalité de son adoption. L’une des clés d’entrée pour établir la confiance reste la bonne définition de l’éthique. Mais quand on parle d’éthique, de quoi parlons-nous exactement ? suffit-elle à établir la confiance dans l’adoption de l’IA pour tous ? Peut-elle revêtir un caractère universelle ?

Pour bien poser le sujet, il est tout d’abord nécessaire de reprendre la définition de l’Ethique :

{source JG Ganascia} Le mot “éthique” provient du grec ethos qui désigne les mœurs, c’est-`a-dire les habitudes de comportement relativement au bien et au mal. En cela, il se rapproche du mot “morale” (qui vient de mores, mœurs en latin).Il existe certes des distinctions entre éthique et morale. Celles-ci tiennent sans doute aux différences entre la Grèce et Rome : d’un côté, une culture philosophique éprise de ratiocination ; de l’autre, une civilisation juridique, soucieuse de règles et de lois. Ainsi, la morale énonce les règles de conduite, tandis que l’éthique cherche à établir le fondement de ces règles. Aujourd’hui, personne ne doute que l’éthique apporte un “supplément d’âme” aux techniciens, tout en suscitant de nouveaux développements comme, par exemple, les architectures de logiciels qui préservent la vie privée (voir DIP juridique).

Mais, avec le progrès et la complexité de l’IA, l’évaluation des conséquences des choix devient de plus en plus difficile. Les connaissances requises pour parvenir à une décision éclairée demandent des connaissances dont un seul homme ne peut disposer à lui tout seul. Et si l’une des pistes serait l’universalisme moral ?

{source Wikipedia} L’universalisme moral est la position méta-éthique qu’un système d’éthique ou une éthique universelle s’applique universellement, c’est-à-dire pour « tous les individus dans la même situation », indépendamment de la culture, de la race, du sexe, de la religion, de la nationalité, de l’orientation sexuelle ou tout autre élément distinctif.

 

Points de douleur

  • Valeurs éthiques et morales:
    • L’évolution du droit, n’est pas celle de la morale ; l’éthique et la morale reste un exercice théorique qui est sujet à interprétation selon les cultures et les croyances.
    • Neutralité : est-ce possible de créer une IA neutre (non influencé, non influençable, protégée des lobbies, etc…) ?
  • Rapidité, accélération, non maitrise:
    • Technologie en perpétuelle mutation, qui va plus vite que nos valeurs et qui peut influencer nos conceptions éthiques
    • Peurs sur la capacité de « garder la main »

Pistes de résolution

La Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies peut être lue comme supposant une sorte d’universalisme moral. Le comité de rédaction de la Déclaration universelle a supposé, ou du moins aspiré à une approche «universelle» d’articulation des droits humains internationaux. Bien que la Déclaration ne reflète pas adéquatement certaines importantes visions du monde, elle en est indéniablement venue à être acceptée dans le monde entier comme une pierre angulaire du système international pour la protection des droits de l’homme, et donc à instaurer une confiance universelle.

On le voit ici, le but n’est pas d’atteindre la perfection dans la rédaction d’une éthique universelle de l’IA, mais bien de commencer à établir un consensus mondial sur des critères fondamentaux, sur la base de ceux déjà énoncés et communément admis.

Elle peut être une source d’inspiration dans l’établissement des règles juridiques, voire même d’une vision sur un but à atteindre, mais en aucun cas une liste de cas d’usages.

Recommandations

Rendre la place de l’éthique au centre de nos préoccupations, à tous les stades :

  • Education initiale et continue: enseignement de l’éthique dans les écoles, universités, entreprises, et l’illustrer par des cas d’usages pour le rendre simple d’accès.
  • Former les actuels développeurs en IA pour s’assurer qu’ils génèrent des algorithmes avec des principes éthiques (auto contrôle).
  • Former les utilisateurs d’IA à user des applications avec éthique et responsabilité, mais aussi à signaler les problèmes (prendre en compte la législation et l’adapter pour les lanceurs d’alertes).
  • Former des contrôleurs pour tester et observer les usages de l’IA avant leur diffusion et pendant leur utilisation dans la vie réelle.
  • Soutenir les initiatives citoyennes, les associations de consommateurs, think tanks,etc… afin qu’elles s’approprient le sujet de l’éthique.
  • Rendre sa connaissance dynamique, en partageant au plus large, en favorisant le dialogue et les débats, en créant des chaires de recherche qui restent connectées avec la société civile et les entrepreneurs.
  • Tester l’IA avec une autre IA « neutre » sur les scénarios possibles d’interprétations, de faire des recommandations d’amélioration ou de précision.
  • Instaurer une Haute Autorité chargé de vérifier le respect des critères d’inclusion et de solidarité dans les applications IA.

Hamza Didaraly.

4 thoughts on “IA et Ethique”

  1. O oui au développement des chaires de recherche et à l’articulation de leur travail
    Oui à la référence à la Déclaration universelle des droits de l’homme
    Oui à la référence à cette déclaration par les chaires de recherche
    Oui à la mutualisation de leur avancée en matière d’éthique sous la responsabilité de l’UNESCO

  2. Maryjo dit :

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  3. Hamza DIDARALY dit :

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  4. Hamza DIDARALY dit :

    Merci ! et au plaisir d’échanger

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